Humanisme

Humanisme

8 signes discrets que vous êtes vraiment humaniste

Signes

Un humaniste se nomme rarement humaniste, il vit simplement de telle sorte que ceux qui l'entourent se sentent plus calmes. Ce trait apparaît non dans les grandes paroles et les dons, mais dans de petites décisions quotidiennes : vers qui se tourner, qui écouter, à qui demander son avis. Voici une liste de signes pour reconnaître l'humaniste en soi et chez les autres, ainsi que des marqueurs où le trait sain commence à se retourner contre la personne.

Auto-évaluation

  • Vous retenez les noms non seulement des chefs, mais aussi des agents de sécurité, des coursiers et des nouveaux stagiaires
  • Vous êtes mal à l'aise quand on dévalorise quelqu'un devant vous selon son métier, son origine ou son apparence
  • Dans un débat, vous cherchez d'abord à comprendre la position de l'autre avant d'objecter
  • Vous remarquez quand quelqu'un est mal à l'aise dans un groupe et l'incluez avec délicatesse
  • Vous ne classez pas les gens en utiles et inutiles, même quand cela vous coûte un avantage
  • Vous avez du mal à être rude avec quelqu'un de plus faible, même quand il a tort
  • Vous demandez plus souvent "comment vas-tu ?" que vous ne parlez de vous

L'humanisme devient un problème quand le respect des autres se transforme en mépris de soi : vous sacrifiez sans cesse vos intérêts, vous ne savez pas dire non, vous portez les tâches et les émotions des autres. Si vous vous sentez régulièrement vidé après les échanges, si vous voyez qu'on profite de vous sans pouvoir l'arrêter, ce n'est plus de l'humanisme mais du sauvetage codépendant. Le trait sain conserve toujours votre dignité au même niveau que celle de l'autre.

Mythes et réalité

Mythe

Un humaniste est toujours gentil et doux

Réalité

Un humaniste peut être ferme, direct et inconfortable. Il protège la dignité, pas le confort, y compris le sien.

Mythe

L'humanisme est faiblesse et naïveté

Réalité

Les recherches de Kaufman (2019) montrent que la triade lumineuse est corrélée à la résilience, aux qualités de leadership et à la santé psychologique.

Mythe

Un humaniste ne peut pas réussir en affaires

Réalité

Beaucoup de dirigeants au style humaniste construisent des équipes plus loyales et des entreprises plus durables que les chefs autoritaires.

Mythe

L'humanisme veut dire tout tolérer

Réalité

Un humaniste pose des limites et dit non, mais sans humilier l'autre. Respecter une personne ne veut pas dire approuver son comportement.

Mythe

L'humanisme, c'est de l'activisme bruyant

Réalité

L'humanisme se manifeste le plus souvent en silence : dans la façon d'écouter, de s'adresser à ses subordonnés, d'élever ses enfants.

Marqueurs subtils

Vous gardez en mémoire de petits détails sur les autres : un parent malade, l'examen de la fille d'un collègue

Dans un nouveau groupe, vous cherchez instinctivement celui qui se tait et se sent à l'écart

Vous êtes mal à l'aise face aux blagues sur les "perdants", les sans-abri, les "ratés"

Vous coupez rarement la parole et redonnez facilement la parole à quelqu'un que d'autres ont interrompu

Vous remerciez les coursiers et les serveurs avec des mots, pas seulement avec de l'argent

Ce qui détruit l'humanisme et comment le protéger

Les principaux ennemis de l'humanisme sont la dévalorisation systémique (quand pendant des années on dit autour de vous que les gens mentent, sont paresseux et dangereux), l'épuisement émotionnel et les trahisons non digérées. Si quelqu'un investit dans les autres durant des années pour ne récolter qu'utilisation et moqueries, sa foi naturelle dans la valeur des personnes se transforme d'abord en amertume, puis en cynisme. Protéger l'humanisme n'est pas de la naïveté, c'est une hygiène consciente : un cercle de confiance, la limitation des contenus toxiques, la récupération après l'abus, le droit de dire non et de ressentir ses propres émotions sans les rabaisser au profit de celles d'autrui.

Si après une longue période de stress ou un traumatisme vous avez cessé de voir les gens comme des personnes et que cela vous inquiète, c'est une raison de consulter un professionnel. L'humanisme se restaure, mais il faut parfois de l'aide pour cela.

Auto-test : 3 situations

  1. 1. Une personne entre dans l'ascenseur avec des sacs lourds, fatiguée et agacée. Votre première réaction est :

    A.Vous plonger dans votre téléphone pour éviter le regard
    B.Remarquer qu'elle peine et ne pas bloquer les boutons des étages
  2. 2. Un collègue se moque bruyamment de "clients stupides" dans le chat de l'équipe. Vous :

    A.Suivez la blague pour ne pas vous démarquer
    B.Changez de ton ou rappelez doucement que les clients sont aussi des personnes sous stress
  3. 3. Un stagiaire s'embrouille au bout de cinq minutes dans une tâche et rougit. Vous :

    A.Vous agacez et pensez qu'on ne devrait pas embaucher des gens comme lui
    B.Vous vous arrêtez et reprenez calmement la tâche depuis le début

Chez vous, l'humanisme est un trait stable, pas une humeur. Vous voyez la personne avant le rôle ou l'erreur. Le seul point à surveiller est que ce respect s'étende aussi à vous-même.

L'humanisme est en vous, mais il s'allume de manière sélective : avec certains oui, avec d'autres non. C'est normal et corrigible. Il est utile de repérer auprès de qui il vous est plus difficile de voir un être humain à part entière, et de travailler là-dessus.

Autres traits

PrismaTest

Préparé par l'équipe PrismaTest à partir des recherches de Paulhus et Williams (2002), de Kaufman et al. (2019), ainsi que des œuvres classiques de R. Hare et I. Kant. Les textes ne remplacent pas une consultation professionnelle.